Histoire(s) de coaching

Tout a débuté à la fin de ma formation. Un de mes évaluateurs m’a posé une question à laquelle je ne m’attendais pas : « Quel genre d’éducateur es-tu ? » Au bout de neuf mois, j’avais emmagasiné des connaissances, mais je n’avais pas réfléchi à cette question qui, au fond, est cruciale : quelle était la direction que je voulais prendre dans le métier.

Lorsque l’on obtient le diplôme et que l’on souhaite ouvrir les portes du monde du « fitness » (de la santé, en somme), rien ne nous prédestine à chercher une place en salle, et personne ne nous y oblige. On doit réfléchir à ce qui nous plaît dans ce métier, à ce qui fait que l’on veut s’y engager, trouver ce qui va nous motiver à aller travailler.

Quel genre d’éducateur es-tu ? Je me souviens avoir bredouillé quelque chose comme : « Je veux être au service de mes pratiquant.e.s, les accompagner et les voir progresser. Je ne suis pas le genre de coach qui est là pour faire le spectacle ». En faisant cette dernière remarque, je ne juge pas les éducatrices sportives et éducateurs sportifs qui s’épanouissent à enflammer une salle, beaucoup le font très bien et je dois dire qu’en tant que pratiquant cela donne envie de se dépasser. Pourtant, je préfère le coaching individuel ou en groupes de taille raisonnable. C’est pourquoi j’ai préféré me lancer en tant qu’indépendant, quitte à démarrer petit, quitte à mettre du temps.

Mettre du temps, très bien, mais il faut exercer son métier ! Pour le moment, en plus de mon activité en associations et en entreprise, je m’occupe de deux personnes. L’une, par l’intermédiaire d’Ownsport (vous pouvez m’y trouver en cliquant ici) , qui a une discopathie lombaire, qui a besoin de reprendre confiance en son corps après des mois difficiles et qui progresse beaucoup. J’en parlerai peut-être une prochaine fois, si j’ai son autorisation. L’autre… Il s’agit de mon épouse. Après tout, pourquoi ne pourrait-elle pas en profiter ?

Son objectif est de se refaire une santé, de se sentir mieux dans son corps. Nous passons toutes et tous par là. L’enveloppe qui ne nous convient pas, comme ce vêtement que l’on essaie en magasin et dans lequel on se sent mal à l’aise, trop serré ou trop ample. Sauf qu’il n’y a pas d’essayage avant de venir au monde, enfin pas que je sache, alors parfois il faut bouger les lignes que la nature nous a dessiné. L’aspect extérieur est une chose, la santé en est une autre : ne pas être essoufflé au bout de trois marches, avoir des muscles suffisamment solides pour compenser son hyperlaxité (cause d’entorses), et, surtout, permettre à son cœur de fonctionner de manière optimale. Voilà les bases sur lesquelles je dois fonder son plan d’entraînement afin de l’amener vers son objectif.

Elle n’a pas beaucoup de temps, une heure vestiaire compris le midi, deux fois par semaine. Dans un premier temps nous allons construire les fondations qui permettrons d’intensifier son entraînement au fur et à mesure.

Êtes-vous prêt.e.s à suivre Histoire(s) de coaching ?